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À propos du design interactif

Explorant le design interactif  dans le champ de la formation professionnelle, le studio Bonjour lab incarne, à travers ses projets et ses recherches, la promesse de découvrir l’apport du digital à la création visuelle d’aujourd’hui. Toujours à la pointe, Bonjour lab nous dévoile les contours de ses pratiques.
Quelles sont les notions indispensables à intégrer en amont de la conception d’un projet interactif ?
De mon point de vue, il y en a trois :

  • Définir et connaitre son public : chaque public a des besoins ou une sensibilité différents en matière de technologie, il est donc nécessaire de les comprendre, afin de concevoir l’expérience qui sera la plus adaptée. L’utilisateur doit être au centre du dispositif.
  • Définir l’histoire à raconter, ce que l’on veut faire ressentir à son public : la technologie et l’interaction doivent servir un message.
  • Connaître son environnement numérique et technologique : je pense qu’il est important de se tenir informé de l’actualité numérique et des nouvelles technologies. Il est nécessaire d’envisager les possibilités offertes par un outil avant de créer un projet avec.

Qui peut intégrer le design interactif à son univers professionnel ?
La réponse est aussi large que la question. Le design interactif regroupe de nombreuses disciplines qui peuvent aller du design de service à l’art numérique. Aussi, les méthodologies du design interactif sont-elles applicables à tous.
Quelles sont les compétences mobilisées dans une formation au design interactif ?
De nombreuses compétences sont mobilisées, mais c’est avant tout un travail de conception. Il s’agit de se poser les questions suivantes : pourquoi ce projet ? Comment le mettre en place ? Pour qui ? Comment ?… C’est un travail d’étude dans lequel, une fois encore,  l’utilisateur est au centre de la question. Il faut s’interroger sur la manière dont l’utilisateur interagit et comment on peut lui apporter une expérience de qualité qu’elle soit complète, simple ou émotionnelle.
 Les professionnels peuvent-ils l’appliquer facilement dans leur environnement ?
Ces méthodes de conception sont appliquées aujourd’hui dans de nombreux secteurs, donc je dirais que oui.
 Un exemple d’installation interactive réussie en France ou à l’étranger ?
C’est une question assez difficile, car il y en a beaucoup. Dernièrement mon attention a été retenue par une série de dispositifs imaginés par le studio Design I/O pour le musée des Arts de Cleveland : Studio Play. Il s’agit d’une série de dispositifs destinés à faire découvrir l’Art, de manière ludique et en empruntant les mécaniques du jeu. Les familles et enfants sont invités à révéler des œuvres par le mouvement de leurs corps, à peindre des portraits numériques ou encore à faire de la poterie. Ces dispositifs sont de bons exemples d’équilibre entre des dispositifs purement émotionnels et des dispositifs de service.
Quels sont les enjeux de l’intégration de la technologie dans le processus créatif ?
Les technologies sont mises en place pour servir un message et une expérience. Leur intégration doit véritablement servir le propos et ne pas se contenter de “cocher la case nouvelles technologies”. Par ailleurs, elles sont souvent peu voire pas du tout maitrisées du public. Aussi, le plus grand enjeu reste de les intégrer de manière efficace et de simplifier l’interaction avec les gens, de sorte à rendre l’expérience naturelle. La meilleure intégration de technologie reste, à mon sens, celle qui ne se voit pas, ou qui s’oublie.
Cette démarche rencontre-t-elle des limites ?
Au sens large du terme, le design interactif concerne tout autant l’interaction homme-machine que l’interaction homme-homme. Aussi, je ne vois pas trop de limite à cette démarche, mais plutôt des évolutions dans un domaine qui intègre chaque jour de nouveaux intervenants, qu’ils soient sociologues, sémiologues ou chercheurs.
Photo de couverture : Clip interactif réalisé par Bonjour lab, à l’occasion de la sortie du nouveau titre de Citizens : Lighten Up.

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