« Early bird »

Patricia Didier Jargon 0 Commentaire

De la locution anglaise « The early bird catches the worm. » (correspondant au proverbe français « L’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », early bird désigne aujourd’hui un pousse-réponse sous forme d’une promesse de prime ou d’avantage supplémentaire pour déclencher une …

Cheese

Dites… CHEESE ! Efficace, il semble être le mot idéal pour encourager le sujet photographié à sourire, du moins pour répandre une sensation de bonheur. Nul doute que l’effet serait bien différent avec le mot “frise”, franchement moins cocasse.

En France, on est aussi habitué à “oustiti” ; petit tour du monde des expressions utilisées : “aubergines” pour la Chine, “patate” pour l’Espagne ou “omelette” pour la Suède. Manifestement, la sémantique du mot demeure primordiale pour une bonne tranche de rire, et la nourriture un vecteur de convivialité !

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B-ROLL

n.m. Le B-ROLL caractérise des extraits de tournage ou des plans de coupe sans sons, fournis aux diffuseurs pour illustrer leurs sujets.

Libre dans leur montage et l’utilisation qu’elles en font, les télévisions s’en servent pour rythmer les interviews, enrichir visuellement le traitement de certains évènements.

Autrefois, le B-ROLL ou la bobine B, était utilisée en complément à la A-ROLL pour créer des transitions. Le sens a changé, mais les termes demeurent.

Y’a pas photo !

Expression familière.

Sur le bord de l’hippodrome, votre ticket de pari à la main, vous observez avec tension le déroulement de la course. A la fin, difficile de dire qui de Black Pearl ou Gigant du Vivier a passé la ligne en premier. Heureusement, les photos sont là pour départager les deux chevaux.

Pour cette raison, dans les années 1980, « Y’a pas photo ! » est apparu, dans le milieu hippique, pour définir un résultat évident, sans aucun doute.

Scénarimage

Terme francisé du fameux story-board, le scénarimage correspond à une suite de dessins préparatoires qui permettent, un à un, de planifier les besoins de l’ensemble des plans qui constitueront le film, aussi bien d’un point de vue technique (cadrages, mouvements de caméra, effets) que narratif.

Émoticône

n.m. L’émoticône est une sorte d’onomatopée de l’image. Elle ne simule pas un bruit mais un sentiment et s’interjette intempestivement dans toutes les conversations textuelles, sous forme de clins d’œil, de sourires ou encore de triste mine .  L’émoticône peut être graphique ou typographique :-)

Avatar

Quand votre « avatar » vous est demandé, il ne s’agit pas de déclarer votre appartenance à une communauté d’autochtones à la peau bleue, ni d’incarnation divine (ce terme indien signifiant « descente, incarnation divine »), mais bien de la représentation graphique choisie pour vous représenter dans l’univers numérique.

Ce terme fait partie de la liste des 10 mots retenus cette année pour célébrer la francophonie particulièrement célébrée ces derniers jours. Plus d’infos ici.

 

Affordance

Dérivé du verbe anglais to afford,  le terme d’affordance évoque la potentialité. En design, il représente l’ensemble des caractéristiques d’un élément graphique à suggérer une action. Il définit sa finalité par son apparence.

Il pleut !

V. unipers. Exclamation par laquelle un compositeur typographique avertit ses camarades de l’irruption intempestive du patron, du prote* ou d’un étranger dans l’atelier.
*Chef d’atelier dans une imprimerie.

Grate

s, f. Diminutif de gratification. Employé en imprimerie pour désigner les heures supplémentaires. L’instauration de la grate avait pour but d’inciter les imprimeurs à embaucher suffisamment de personnel pour finir un ouvrage sans heures supplémentaires et donc, sans avoir à en reverser. Une incitation à l’emploi en somme.

Panama

s. m. Bévue énorme, dans la composition, l’imposition ou le tirage, et qui nécessite un carton ou un nouveau tirage, occasionnant une perte plus on moins considérable. Comme le papers en somme.

Être charrette

exp. fam. Être en retard sur un projet, passer une grande partie de la nuit sur un rendu. L’expression vient des étudiants architectes aux Beaux-Arts qui, après avoir travaillé sur un projet 24 h durant, transportaient leurs panneaux depuis leurs ateliers jusqu’à la salle des rendus avec des charrettes, sur lesquelles, chemin faisant, ils finissaient leurs dessins inachevés. Fonctionne également en anglais, puisque les Anglo-saxons ont repris le terme « charrette » avec la même signification. À ne pas confondre avec l’expression « Be on the wagon » qui signifie « ne plus boire une goutte » pendant un certain temps, ce qui arrive moins souvent !

Interface

n.f. Une interface est la couche limite entre deux éléments par laquelle ont lieu des échanges et des interactions.

En science de la communication, l’interface peut être définie par cinq couches : physique, orthographique, lexicale, grammaticale et fonctionnelle.

L’interface qui est présentée à l’utilisateur est nommée interface utilisateur. Elle donne accès aux fonctions du programme par le biais d’un clavier, d’une souris ou d’un écran tactile tout en les représentant d’une manière graphique (couplage entre l’homme et la machine).

Ligne de flottaison

n. f. La ligne de flottaison est la ligne qui sépare la partie d’une page Web visible lors du chargement de la partie invisible qui est accessible uniquement avec l’utilisation de la barre de défilement. Il est nécessaire de maximiser la valeur du contenu de la page au-dessus de la ligne de flottaison, à la fois pour le référencement et l’audience de son site Web.

Parangonner

v. intr. Allier des caractères de force différente, de façon à ce qu’ils s’alignent ensemble. || Au figuré, Se parangonner, c’est se consolider en s’appuyant ; s’arranger de façon à ne pas tomber lorsqu’on se sent peu solide sur ses jambes.

Ours

Ours, s. m. Imprimeur ou pressier. Ce Séchard était un ancien compagnon pressier que, dans leur argot typographique, les ouvriers chargés d’assembler les lettres appellent un ours. (Balzac.)

Coquilles

s. f. pl. Lettres mises pour d’autres, par manque d’attention. On donne le nom de coquille, en terme d’imprimerie, à l’omission, à l’addition, à l’interversion ou à la substitution, dans les ouvrages imprimés, d’un ou de plusieurs caractères typographiques. Ces erreurs, qui proviennent soit de la faute du manuscrit, soit de l’ouvrier typographe, soit d’un oubli dans la correction.

Couillard

s. m. Le couillard (ou couyard) est un filet typographique mince qui sépare les textes dans une composition. Il peut en outre s’agir d’un ornement typographique que l’on met à la fin des chapitres. Ce dernier type de couillard était surtout utilisé au XIXe siècle et au début du XXe siècle.


L’astérisme (trois astérisques en triangle) est historiquement un caractère conçu pour les couillards.

Petit-qué

s. m. C’est en fait l’ancien nom du point‑virgule ; il est ainsi nommé parce que ce signe (;) remplaçait autrefois le mot latin « que » dans les manuscrits et les premiers livres imprimés.

Bourreur de lignes

s. m. Ouvrier qui compose particulièrement des lignes pleines ou courantes, telles que celles des journaux, des labeurs, des brochures, etc. Se prend en bonne ou en mauvaise part. Un bon bourreur de lignes est celui qui compose habituellement et vite la ligne courante. Dire d’un ouvrier qu’il n’est qu’un bourreur de lignes, c’est dire qu’il n’est propre qu’à ce genre de besogne, qu’il ne pourrait faire ni titres, ni tableaux, ni d’autres travaux exigeant une parfaite connaissance du métier.