Dédicace de Pommecul chez Pyramyd

Pommecul en dédicace

Charles Loyer et Jean loup Fusz Actu 0 Commentaire

Ce jeudi 19 novembre, les anstagiaires en formation chez Pyramyd ont eu la chance de pouvoir rencontrer Pierre Buzulier, auteur de la bande dessinée Pommecul, sortie le mois dernier aux éditions Pyramyd.

L’occasion pour les formateurs, stagiaires et collaborateurs de Pyramyd de vivre un beau moment de partage et de rigolade sur les affres des métiers de la création en agence, avant la dédicace officielle qui se déroulera au Publicis Drugstore le 10 Décembre prochain.

Venu spécialement de Marseille, Pierre Buzulier a bien voulu répondre à quelques questions.

Pommecul

Comment le projet Pommecul est-il né ?
Quand je bossais en agence j’ai vécu ce que les DA vivent tout le temps dans le monde de la pub, c’est à dire les retours clients, les points créatifs avec 40 000 personnes qui donnent leur avis sur la création, le côté frustrant d’être DA et de ne pas avoir une idée qui passe, de toujours devoir la reformater façon brief client.
Au bout d’un moment… comme une grande partie de mon cercle d’amis travaille dans la publicité, on en rigolait pendant les apéros. Ça m’a lancé sur mon premier épisode « Le point créatif ». L’histoire commence avec un DA qui appelle son équipe pour parler de la créa, mais petit à petit, plein de gens viennent se greffer et donner leur avis et le DA pète un cable. Pommecul est né de là. De ces histoires d’agence qui me faisaient criser, et je me suis dit que plutôt que de péter un cable seul devant mon ordi, ça allait me faire du bien de raconter ça dans une BD. Le premier épisode est sorti et au fil des semaines, ça a vachement pris. La finalité a été de le sortir en bouquin.

Mon moteur ? Quand la stagiaire commerciale me demande de lui créer un document en 20×20 à l’horizontale…

Toutes les scènes sont des anecdotes vécues ?
Oui totalement. Après, c’est toujours un peu grossi sur les anecdotes, mais globalement c’est ça. Les scènes existent. Les prises de tête aussi… Après, ce qui me fait rire aussi, c’était de montrer que quelque part on se prend énormément la tête sur ce métier, alors qu’on ne sauve pas le monde et que les questions qu’on se pose ne sont jamais très existentielles.
J’adore ce métier, mais j’étais super frustré par tous ces retours clients, par le côté « trouver L’IDÉE », ça avait tendance à plus me déprimer que me motiver. Du coup j’ai décidé d’en faire un truc perso sans contrainte, sans retour créa. Au final ça m’a couté moins cher qu’un psy !…

Comment procèdes-tu pour construire un épisode ?
En général je m’inspire d’un moment que j’ai vécu en agence. Pomme Cul, c’est un peu comme dans les Simpsons. L’histoire débute par un truc à la con, où il y a une longue intro qui débouche sur une histoire qui n’a rien à voir avec le début.
Je pars de cette situation et j’essaie de faire un parallèle avec l’actualité, ou un film que j’ai aimé. Par exemple Un jour sans fin avec Bill Murray est récemment passé à la télé, et je me suis dis qu’il fallait faire un épisode sur ce thème. Le DA revivrait tous les jours la même situation, parce que le taff c’est un peu ça, les problématiques reviennent tout le temps.
Après je commence toujours pas écrire un script et un fil conducteur. La chute, je la trouve généralement, en commençant à travailler les crobards.

Scan du dessin de Pierre Buzulier avant la mise en couleur sur Photoshop.

Scan du dessin de Pierre Buzulier avant la mise en couleur sur Photoshop.

As-tu une méthode de dessin ?
Je le travaille beaucoup. Après avoir rédigé le script dans Word, je storyboarde chaque vignette pour définir le fil rouge de mon strip (ndlr : bande dessinée de quelques cases). Puis je l’esquisse sur des feuilles A4. Je viens de m’offrir une boite à lumière qui me sert à calquer certains éléments ou certaines scènes. Je dessine tout, y compris les textes. Je tiens beaucoup à mon univers de « carnet de croquis ». Il y a beaucoup de textes dans Pommecul, donc j’écris tout. Ça fait partie intégrante du dessin pour moi.
Ensuite je scanne le tout à 600 DPI et je le retravaille sur Photoshop. C’est à ce moment-là qu’intervient le processus de colorisation, calque par calque. Étant donné que Pommecul est publié sur papier en plus du Web, j’utilise les objets dynamiques pour avoir le même fichier sur les deux résolutions.  Petit à petit, je rajoute des détails, en rajoutant par exemple des références, des choses qui me faisaient tripper quand j’étais petit. Plus il y a de petites références plus c’est amusant. C’est le principe de la pub. Prendre des références pour balancer un message. Au final, je critique, mais ça me sert !

En exclusivité pour les lecteurs de Bloc Notes, une histoire tirée de Pommecul

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Signature exceptionnelle au Drugstore Publicis

Ne manquez pas la signature de Pommecul le 10 Décembre 2015 au Drugstore Publicis.

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À propos de l'auteur

Charles Loyer et Jean loup Fusz

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